Découvrir Octeville-sur-Mer

Un peu d’histoire

Octeville à l’ère paléolithique et néolithique

De nombreux outils préhistoriques (silex taillés, haches, pointes de flèches) ont été trouvés en divers endroits communaux. Les hameaux de Saint-Andrieux, du Tôt, du Croquet indiquent que les premiers hommes établis à Octeville vivaient à proximité de la mer. Le site le plus intéressant est celui du Croquet où plus de 2000 objets ont été retrouvés.

Origines

Le bourg a été établi légèrement en retrait pour des raisons de sécurité, notamment après les raids vikings du IXe siècle. Aucun document ne peut en retracer la genèse mais il est probable que des Vikings aient accosté au bas des falaises et qu’un capitaine de drakkar se soit établi sur le plateau pour s’y installer. Il en serait devenu le maître du sol et lui aurait laissé son nom. La profusion des noms scandinaves accrédite cette idée.

Le premier d’entre eux, Octeville, est attesté pour la 1ère fois en 1035 sous la forme « Octevilla« , signifiant le domaine, « villa« , d’Otto, nom d’origine danoise.

La mise en valeur de ces terres doit être rapprochée de la restauration, en 1035 par le duc de Normandie Robert le Magnifique, de l’abbaye de Montivilliers, fondée au VIIe siècle. Il en confia la direction à sa tante en lui offrant 12 églises, dont cette d’Octeville. Dès lors seule l’abbaye de Montivilliers eut le droit d’y lever la dîme et d’y nommer les desservants. Le texte de la donation du duc Robert est connu. Il mentionne directement l’église d’Octeville en 1035 ce qui signifie qu’elle existait déjà. La date de sa fondation est donc antérieure.

Ce n’est pas le cas de l’église de Saint-Barthélémy qui fut créée vers 1203 sous le nom de « Sancti Bartolemei de Novavilla« . Le qualitatif de « novavilla » indique qu’il s’agit de terres nouvellement mises en valeur. Une chapelle y fut ainsi élevée avant la construction de l’actuel édifice aux XVe et XVIe siècles. Seule l’église de Saint-Supplix, attestée pour la 1ère fois au XIIe siècle, ne dépendait pas de l’abbaye de Montivilliers mais du prieuré de Graville.

La 1ère seigneurie était celle d’Octeville, avec l’existence de 2 fiefs principaux le Tôt et Ecqueville. La seconde seigneurie était celle de Saint-Barthélemy. Le centre en était le manoir de la ferme Hérault édifié en 1575. La dernière seigneurie était celle de Saint-Supplix.

Grâce au maintien de ses fonctions scolaires puis à la restauration de ses fonctions religieuses, Octeville étendait son influence au-delà des limite de son territoire. Placées sous sa mouvance, en 1821,les communes voisines comptaient 90 habitants pour Saint-Supplix, 226 pour Saint-Barthélémy contre 1784 pour Octeville. Devaient elles être conservées ? Cette question avait été posée pour la 1ère fois en 1790 par le district de Montivilliers. Trop de petites paroisses avaient été érigées en commune. Ne fallait-il pas les réunir pour qu’elles aient plus de moyens ? Cette idée évolua au fil des ans, et fut reprise en 1820 par la sous-préfecture du Havre qui proposa de réunir Saint-Supplix à Octeville. L’accord a été promulgué en 1823. Saint-Barthélémy fut réunie à Octeville par une ordonnance royale le 8 juin 1825. Le 22 décembre 1898, elle devint Octeville-sur-mer.


Octeville-sur-mer se construit

alternate text1836 – Ecole-mairie

Suite à la loi GUIZOT de 1833, toutes les communes devaient posséder une école. Les membres du conseil municipal décidèrent d’en faire édifier une sur l’ancien cimetière entourant l’église, désaffecté suite à une épidémie de choléra. On pouvait accueillir 80 à 100 enfants dans dans l’unique salle de classe du rez-de-chaussée surmontée du logement de l’instituteur et d’une pièce servant de mairie.

En 1846 fut édifier un presbytère, rue Asselin de Villequier. C’est dans ce presbytère que sont logés tous les curés d’Octeville encore à ce jour.

1856 – école des filles

Les filles apprenaient à être bonnes ménagères chez les religieuses d’Ermemont. Les classes étant très insalubres, il était urgent d’en créer des nouvelles. En 1853, la municipalité acheta la maison de M. Victor Hérault  pour créer une école de fille convenable (actuelle Maison Jules Verne).

Octeville venait de se doter en l’espace de 20 ans, d’une mairie, d’un presbytère et de deux écoles. Le village commençait à rayonner sur les hameaux mais ce n’était pas encore un bourg. Sa trasnformation commençait à s’esquisser depuis le percement de la route départementale reliant Etretat au Havre. Il avait débuté en 1840 et se poursuivit en 1860 dans la traversée du village. Cette nouvelle trame routière obligea la commune à faire édifier le mur de soutènement de la place de l’église. Sept ans plus tard, une seconde voie de communication, la départementale 31, était élargie vers Montivilliers. Octeville devenait un carrefour routier, un lieu de passage, un bourg.

1859 – Création d’un compagnie de pompiers

1860 – déplacement du cimetière

Le manque de place conduisit à faire déplacer le cimetière des Petites Vallées à l’emplacement qu’il occupe depuis le haut de la rue Auguste Huart.

1866 – Travaux d’agrandissement de la mairie-école

2 nouvelles classes sont créées pour les 125 élèves scolarisés.

1884 – 1er bureau de poste

Le niveau de la population resta toujours aux alentours du seuil des 2 000 habitants entre 1801 et 1968.alternate text

1892 – 1ères lignes téléphoniques

1919 – Ouverture du groupe scolaire de 8 classes, l’actuel Jules Verne

1930 – Création de l’aérodrome et aménagement d’un terrain de golf

1940 – Seconde Guerre Mondiale

L’occupation des forces allemandes dura 4 ans. Par sa situation, Octeville fut considérée comme l’une des pièces maîtresses du dispositif de la défense du Havre. En 1944, la bataille du Havre, l‘Opération Astonia, s’engageait. Le 11 septembre, les premières unités alliées perçaient les lignes allemandes puis libéraient Octeville et le Havre le lendemain. Octeville était libérée mais meurtrie. La commune était sinistrée à 45%. Les actions d’héroïsme de 29 octevillais et l’ampleur des destructions expliquent qu’Octeville ait reçu la Croix de guerre le 10 juillet 1949.


1967 – l’aérodrome devient un aéroport

Ainsi, à la fin des années 1960, Octeville avait retrouvé un équilibre. Il correspondait à celui de la commune rurale qu’elle avait été. En moins de 20 ans, cette image allait s’estomper sous l’effet de la pression démographique. Octeville allait devenir une commune plus résidentielle.  De nombreuses maisons individuelles furent édifiées ou réaménagées dans la campagne par des citadins souhaitant s’installer dans un environnement préservé tout en disposant d’infrastructures urbaines. Octeville devenait une ville à la campagne.

La population doubla entre 1968 et 1990 en passant de 2 057 habitants à 4 005 habitants. Cette croissance s’est depuis poursuivie au même rythme comme en témoigne le recensement en 1999 où 4834 Octevillais ont été dénombrés. En 2016, nous sommes 5 910.

alternate text1975 / 1976 – 1er terrain de sport, le stade Michel Adam, création du foyer communal, la salle Ventouxalternate text

1977 – construction d’un groupe polyvalent, l’actuel complexe Michel Adam

1981 – construction d’une école maternelle de 5 classes, les Lutins

1974 – formation de l’UCIA, constitution du Comité des Fêtes puis de l’Association Familiale d’Octeville

Comprenant que l’équilibre d’Octeville ne pouvait exclusivement reposer sur une économie rurale dont la mutation était perceptible comme en atteste la diminution du nombre des exploitations passant de 152 en 1970, à 93 en 1988, puis à 43 en 2004. Les membres du Conseil Municipal favorisèrent l’implantation d’entreprises en créant 3 zones d’activités : la Zone d’activités commerciales et artisanales de la route d’Etretat, les Hautes Vallées et le Calvaire.

1980 / 1970 – multiplication des infrastructures

Salle de judo, caserne de pompiers, constructions des 2 courts de tennis, nouveau bureau de poste, restructuration de la mairie, création du stade André Robert, destruction de la cité Holala pour des pavillons locatifs, aménagement d’une halte-garderie…

Il convient dès lors d’offrir des équipemenents adaptés aux besoins de chacun, de préserver le cadre de vie et de renforcer le poids du bourg par rapport à celui des hameaux pour en garantir les fonctions et conserver un terroir agricole.

1996 / 2003 – réalisation de nouveaux équipements

Aménagement d’une bibliothèque municipale, construction de 4 nouvelles classes dans le groupe scolaire Jules Verne en 1998, acquisition d’un atelier en bordure de la RD 940 pour y installer les services techniques et d’une nouvelle caserne de pompiers, aménagement d’un foyer pour les aînés, régulières extensions de l’école maternelle, construction d’une garderie périscolaire et d’une halte-garderie, création d’un 3ème stade…alternate text

1997 – création d’un marché dominical et rénovation de l’église Saint Martin

2008 – construction de l’Espace du Littoral

2010 – Réhabilitation du pavillon Huart, service urbanisme et bureau de la Police Municipale

2013 – Construction d’un court de tennis couvert

alternate text2015 – construction d’une 3ème école, Jules Verne 2 – Site les Falaises

2016 – Crèche associative de 50 berceaux dans les anciens locaux de la Maison de l’Enfance